Quelqu’un comprend qu’il n’y a personne !

Question:

« J’ai regardé quelques vidéos sur YouTube et la façon dont tu parles de l’éveil me parle. J’ai une compréhension intellectuelle du fait qu’il n y ai personne, cependant le «je» est toujours là et la recherche continue depuis plus de 20 ans. C’est exténuant et ça ne lâche pas, mais je sais que le personnage ne peut pas grand chose. C’est la première fois que je contacte une personne sortie du rêve de la séparation, peut-être pourras-tu m’apporter un éclairage adapté qui m’aiderait à lâcher ce «moi» qui accroche toujours. Merci pour ta réponse »

Réponse:

C’est normal que la recherche continue…

La compréhension intellectuelle de « il n’y a personne » ne sert à rien du tout ! « Il n’y a personne » c’est l’évidence qui apparaît quand la vérité s’est dévoilée, mais cela ne peut en rien devenir un concept à comprendre ou à adopter pour trouver la vérité, sinon, ce qui se passe vraiment c’est qu’il y a quelqu’un pour adopter le fait qu’il n’y ait personne, quelqu’un pour le comprendre. Et ça, tu vois, c’est impossible ! S’il n’y a personne, il n’y a personne pour comprendre ça, il n’y a personne pour chercher, il n’y a personne pour savoir que le personnage ne peut rien faire et il n’y a personne pour pouvoir lâcher le « moi » ! C’est ça l’évidence qui peut survenir.

Il n’y a rien que tu puisses faire pour arrêter de chercher ou pour lâcher le « moi » puisqu’il n’y a personne pour pouvoir faire ça. C’est juste ce qui arrive.

Ceci dit, pour certains, « il n’y a personne » peut être entendu profondément et reconnue comme tel en un instant. Cette phrase peut générer le déclic et la prise de conscience instantanée de cette Vérité, mais c’est rarement le cas et une forme de maturité est nécessaire pour ça.

De ton côté, puisque cette recherche intense continue, c’est qu’il y a toujours bien l’idée d’être quelqu’un et du coup, entendre qu’il n’y personne ne change rien, c’est peut-être même pire, car ça devient une nouvelle recherche entretenue par quelqu’un (par le « moi »). Quelqu’un qui se met à essayer qu’il n’y ait plus personne, quelqu’un qui se met à essayer de lâcher le « moi », … Et cela donne plus de puissance et de consistance encore à ce quelqu’un, à ce « moi ».

Tu vois le paradoxe ?

Tant que tu crois que tu peux faire quelque chose (et c’est pour ça que cette recherche continue) c’est que tu crois qu’il y a un « moi ». Et il n’y a rien à faire pour que ça change, car qui pourrait faire quoi que ce soit s’il n’y a personne. C’est juste un constat qui peut avoir lieu. Et ce simple constat, sans jugement, sans désir, sans volonté concernant ce qui est constaté est l’intégration de cette vérité. Et cette intégration est simplement constatée.