L’insécurité

L’insécurité est la prison du mental. Elle est déguisée en château fort, te faisant croire qu’il te maintient à l’abri du danger. Sortir de cette prison, c’est comme sortir de ce château fort et se retrouver à la merci de toutes les attaques et de tous les dangers imaginés (et/ou mémorisés) par le mental. Pourtant la liberté se trouve dehors, mais la peur est telle que tu préfères rester cloisonné à l’intérieur. Le souhait du mental, son rêve utopique, son ultime espoir c’est que les (soi-disant) dangers extérieurs disparaissent afin que tu puisses sortir. Or, les dangers extérieurs étant illusoires, imaginaires, comment pourraient-ils disparaitre ?

Ce qu’il se passe pour le moment dans ta vie, c’est que ce château et sa forteresse s’effondrent. Tu te retrouves face à un château mal en point qui ne te promets plus une suffisamment grande sécurité. Du coup, ton mental s’affole, il prend peur et cela se manifeste par de nombreuses sensations physiques.

Tu me demandes comment sortir de là… Il n’y a pas de sortie !

Le mental te suggérera des tas de choses. Peut-être de réparer le château, peut-être de t’enfermer dans une plus petite partie de celui-ci encore solide, peut-être te suggérera-t-il de déménager pour changer de château,… les possibilités sont nombreuses dans ce fantasme cauchemardesque. Et tant que tu seras aux prises dans cette illusion, tu ne pourras pas faire autrement que de te diriger vers une option de sécurité. Mais, il se peut aussi qu’aucune solution valable ne soit disponible. Il se peut que le château en entier se mette à brûler et qu’une fatigue intense t’empêche de déménager… Et je te le souhaite, car si un scénario de ce genre se met en place, alors il est possible que tu te retrouves malgré toi sans château, dehors, en totale insécurité. Et là, à l’extérieur de cette prison, là où tu croyais être perdu, tu réaliseras qu’il n’en est rien et tu verras la supercherie du mental !

Alors, oui, en effet, tant que le château s’effondre et que tu crois que tu risques d’y laisser ta peau, c’est loin d’être évident à vivre, c’est loin d’être confortable. La peur t’envahit, les émotions bousculent ton corps et les montées d’adrénaline t’empêchent de dormir, c’est vrai. Mais je ne peux rien faire pour toi, ou plutôt, je ne veux rien faire pour toi. Je ne suis absolument pas disposée à t’aider à trouver un autre endroit pour te cacher, ce n’est pas du tout ce que je souhaite pour toi. Ce que je veux c’est t’aider, mais t’aider vraiment. Je veux t’aider à rester au milieu de ce tremblement de terre quels que soient tes instincts de survie, je veux te rassurer pour que tu puisses avoir confiance et que même au milieu de tes plus grandes angoisses, tu t’abandonnes, car ce que je souhaite pour toi c’est la liberté !

S’il t’est impossible de trouver la sécurité dans ta vie, alors réjouis-toi, car ces moments difficiles ne sont que passagers et ce n’est pas cher payé pour l’ultime liberté.